Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 15:22

Un diamant à l'état brut qui n’a pas fini de briller  !!! 

19 ans à peine et déjà un destin tout tracé. Fille du GRAND Jacques (rien que cela !), demi-soeur d’Arthur H et de Ken Higelin (comédien), il semble évident qu'à sa naissance toutes les bonnes fées étaient réunies autour du berceau pour bénir l'enfant prodige. Nourrie de musique dès son plus jeune âge : celle de son père d'abord qui l'emmène dans ses tournées, celle des Beatles et des Rolling Stones ensuite qui lui permet de perfectionner son anglais.

A 13 ans, elle réalise ses premières compositions à la guitare ; à 15, annonce à ses parents la fin de sa scolarité pour à la place se consacrer à la musique. Dès lors, influencée par PJ Harvey, Patti Smith et quelques autres, elle forme son premier groupe et fait ses premiers pas sur scène, par l'entremise de Daniel Collins, ami de la famille, tourneur et accessoirement directeur du Printemps de Bourges. Dotée d’une voix puissante et d’une présence scénique époustouflante - qui n'est pas sans rappeler d'ailleurs celle d'une Janis Joplin habitée - Izia, accompagnée de ses musiciens : Sébastien Hoog (guitare), Sébastien Dousson (basse) et Vincent Polycarpe (batterie), obtient instantanément l'adhésion du public. Le bouche à oreille fonctionne et elle commence à attiser la curiosité des maisons de disques.

En 2006, la programmation successive de son groupe au Printemps de Bourges et au festival Garorock puis en 2007, sa prestation très remarquée en première partie d'Iggy Pop l'imposent comme l'une des révélations de la scène rock française. Le premier album éponyme, sorti chez AZ-Universal en juin 2009 et dont Back in town est le titre-phare, distille un rock énergique et sans concession, abordant avec force et détermination des thèmes comme l'amour, la révolte ou la complexité des rapports humains. S'en suivra une série de concerts dont l'une des premières escales, saluée par la critique, sera la salle mythique du Bataclan (Paris).

Alors Izia : nouvelle égérie du rock français ?
Certainement. Mais pour en juger quoi de plus excitant qu'un concert live ? Rendez-vous est donc pris le 28 janvier prochain à Toulouse où l'équipe du Bikini a eu la bonne idée de la programmer. La soirée sera donc blues, punk et rock n'roll ? C'est plutôt rassurant pour bien commencer l'année !

http://www.myspace.com/iziamusic




Muriel


Par Edithor - Publié dans : Blog de bois - Communauté : environs de Toulouse
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 22:19
Une polémique pas très intellectuelle…
 
La polémique entre le maire UMP Eric Raoult et Marie Ndiaye continue de faire rage. Suite à une question posée par Eric Raoult au ministère de la Culture au sujet d’une interview accordée en août dernier par le futur prix Goncourt aux Inrockuptibles, où l’écrivaine déclarait « trouver la France de Sarkozy monstrueuse », les mondes intellectuels et politiques se battent comme des chiffonniers. Entre un Raoult qui « moucharde » au ministère en émettant l’idée d’un droit de réserve pour l’écrivain qui a obtenu un prix littéraire en France et qui terni l’image de notre belle société, et Marie Ndiaye qui, voyant le peu d’effort faits pour lui redonner l’image d’une France où les libertés individuelles ne sont pas saccagées, persiste et signe ses dires… Patrick Rambaud, juré du prix Goncourt, estime qu'Eric Raoult « confond le prix Goncourt avec Miss France » en reprochant à Marie NDiaye « de ne pas respecter la cohérence nationale et l'image du pays. » Bref, une histoire qui a fait la Une et qui, du coup, permet au livre Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye d’être en rupture de stock dans les librairies ! (Source : L’Express Livres)

Douche froide…

Le nouveau jouet de notre président Nicolas Sarkozy risque de faire baisser le moral des ménages ! Son nouvel avion, à l’image du « Air Force One » du président américain, va coûter plus de 200 millions d’euros… aux contribuables.
Ultra équipé, avec chambre, cabinet médical, salle de réception, et une cafetière : normal, sauf que celle-ci coûte la bagatelle de 25000 euros !
Nicolas Sarkozy avait déjà montré le soin qu’il accorde à sa personne en faisant construire pour son usage personnel une douche à 245 572 euros au Grand Palais à Paris (soit à 500 m de l’Elysée) à l’occasion du Sommet de l’Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008. (Source : impots-utiles.com)
 
 
Gouvernator
« Schwarzy », gouverneur de Californie, explique qu’il ne signera pas une proposition de loi dans une lettre adressée aux députés du congrès de l’Etat et y cache un message des plus poétiques dans un acrostiche pour le moins original…
Voici la lettre, que l’on peut trouver sur son site :

« To the Members of the California State Assembly :
I am returning Assembly Bill 1176 without my signature.

F
or some time now I have lamented the fact that major issues are overlooked while many
unnecessary bills come to me for consideration. Water reform, prison reform, and health
care are major issues my Administration has brought to the table, but the Legislature just
kicks the can down the alley.

Y
et another legislative year has come and gone without the major reforms Californians
overwhelmingly deserve. In light of this, and after careful consideration, I believe it is
unnecessary to sign this measure at this time. »

           Sincerely,
      Arnold Schwarzenegger
Pas besoin de traduction..    
(Source : Rue 89)
 

L'allemand pour les Nuls.

Fort de sa volonté de cultiver l'amitié franco-allemande, Nicolas Sarkozy a expliqué sur Facebook comment il avait participé à l'effondrement du Mur de Berlin vingt ans plus tôt au matin du 9 novembre 1989. Or, à ce moment précis, tout le monde ignorait encore que cet édifice, baptisé sous le nom de mur de la honte, allait se transformer en ruine. Les premiers coups de piolet ont en effet été assénés le 10 novembre 1989 à 01h27 du matin. Cette réflexion du président n'a pas laissé indifférente la presse allemande, laquelle a transmis l'information dans bon nombre d'articles. C'est ainsi que le quotidien économique Handelsblatt (10/11/09) ironise cette anecdote en titrant : Sarkozy avait deviné la chute du Mur. Non content de provoquer l'hilarité des Allemands par ses nombreux tics, notre président s'est essayé à un exercice en langue germanique à la fin d'un discours prononcé devant les caméras de la ZDF, la télé nationale allemande. Wir sind Brüder, wir sind Berliner ("Nous sommes des frères, nous sommes Berlinois"), telle devait être la conclusion de ce fameux discours. Seulement, Nicolas Sarkozy, en bien piètre élève, s'est écrié : Wir sind Brühe, vir sind Berlin, ce qui signifie littéralement : "Nous sommes du bouillon, nous sommes Berlin". Le président français contribue ainsi au maintien des ventes des journaux allemands ; il ne leur reste plus de bouillon en stock ! (Source : Le Canard Enchaîné du18/11/09).
 
Nos collègues sans-papiers en grève.
A l'heure du débat sur l'identité nationale, plus de 5 000 sans-papiers sont en grève depuis le 12 octobre 2009 à travers la France afin d'obtenir leur régularisation. En effet, les travailleurs "clandestins" sont tenus de payer des impôts et des cotisations sociales à un Etat, qui, en guise de remerciement leur propose une reconduite à la frontière au premier contrôle d'identité effectué. Les revendications des grévistes se cristallisent autour de la circulaire Hortefeux de janvier 2008, laquelle proposait aux patrons qui ont engagé des sans-papiers de ne plus transgresser le code du travail en régularisant les salariés qu'ils estiment être les plus "méritants". Or, c'est parce qu'ils s'estiment être tous "méritants" que les ouvriers sans-papiers réclament l'application de cette circulaire pour tous. Ce sont dans les secteurs impossibles à délocaliser et dans des métiers peu qualifiés et fatigants, tels que le bâtiment, la restauration, la sécurité, les espaces verts, le nettoyage, que les patrons emploient des clandestins.
En parallèle de ce mouvement de grève, le 1er mars 2010, sera organisée la première "Journée sans immigrés". Le collectif appelle à cesser « de consommer et/ou de travailler durant 24 heures » (http://www.lajourneesansimmigres.org/fr/index.php). ( Source : Siné Hebdo, 18/11/09).
 
Les nouvelles cartes d'étudiants sponsorisées par une banque!

Depuis la rentrée 2009, tout étudiant inscrit à l'université reçoit une carte d'étudiant, appelée carte Monéo, au dos de laquelle est inscrite le sigle BNP (Banque Nationale de Paris). Désormais, les cartes d'étudiants sont gérées par cette banque qui promet à leurs utilisateurs de bénéficier de nombreux avantages à la SNCF, chez France Télécom, à la RATP ou encore à La Poste. Or, même si elle est gratuite la première année, cette carte d'étudiant est aussi un moyen de paiement, qui contraint celui qui en bénéficie à payer sans qu'il s'en aperçoive 5 à 10 euros de cotisation par an, et qui permet également aux commerçants de toucher 0.6% voire 0.8% sur chaque transaction.
La carte Monéo peut contenir un montant maximum de 100 euros et même les étudiants les plus étourdis vont désormais faire attention à leur carte car en cas de perte ou de vol, c'est aussi de leur argent qu'ils se verront dépossédés... (Source : Site Internet du Poolp (Personnels Obstinément Opposés à la Loi Pécresse), 15/11/09).
 
 Mélanie et Marie
Par Edithor - Publié dans : L'inkickable
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 15:22
Le régionalisme dans l'édition peut être vu comme une entrave, une marque d'identité ou un facteur de développement, mais il est toujours une réalité qui donne une caractéristique singulière aux éditeurs de province. Pour faire une approche du sujet et partager des expériences locales, le Centre Régional des Lettres a organisé, dans le cadre de l’édition 2009 du salon du livre Midi-Pyrénées, le panel « Regards croisés sur l’édition régionaliste ». L'un des invités, Philippe Terrancle, directeur des éditions Privat, a raconté l'expérience de l'implantation de cette ancienne maison toulousaine.

Privat, créée en 1839, s'est développée dès lors avec une forte implantation régionale, pour une raison simple : Edouard Privat, son fondateur, estimait qu'il ne servait à rien de faire des livres si on ne pouvait pas les vendre. Il fallait faire des livres pour ceux qui étaient en capacité intellectuelle de les lire et économique de les acheter. Il a donc fait des livres pour les écoles, les universités, le clergé et pour les érudits, la noblesse locale. À un moment où la République balbutie, les nobles veulent qu'on leur raconte l'histoire de leur pays, de leur village, de leur famille. C'est ainsi, qu'entre 1860 et 1866, Privat publie l'Histoire générale de Languedoc

Philippe Terrancle aime rappeler qu'ils ont une photographie dédicacée de Frédéric Mistral au siège et que ce n'est pas un hasard si le félibre a trouvé sa place à un moment chez Privat. À une époque où il y avait de fortes revendications identitaires, politiques et linguistiques, se sont agrégés, autour de personnalités qui étaient souvent des gens de lettres, des courants qu'on peut appeler les premiers mouvements régionalistes. La maison d'édition a toujours été proche de ces revendications et s'est construite en mettant en valeur les expressions régionales, autour du pyrénéisme et du catharisme par exemple. Comme l'affirme Philippe Terrancle, « le régionalisme est quelque chose qui est inscrit dans l'ADN de notre maison, quelque chose vers lequel Privat va naturellement »

Privat ne s'enferme pas pour autant dans l'échelle régionale et développe une stratégie éditoriale et commerciale au niveau national, car « éditer en région n'est pas nécessairement être éditeur régionaliste », dit-il. Il faut trouver un équilibre entre l'universel et le local, ce qui est parfois difficile à mettre en place. Terrancle prend l'exemple du poète baroque de langue occitane, Pèire Godolin: « En publiant Godolin, je n'ai pas l'impression de faire une action régionaliste, je dis simplement que la France avait oublié un poète parce qu'il ne s'exprimait pas dans la langue de Paris ». Promouvoir le local ne signifie pas nécessairement s'accrocher à un passé révolu ou se replier sur un entre-soi, mais peut avoir une valeur universelle. Pour synthétiser l'esprit de la maison, il finit sur les mots de Pierre Fabre: « Etre du monde tout en étant d'ici ».


Normando Gil et Julien Purière 
Par Edithor - Publié dans : L'infocéroce
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 12:09

Les Fondeurs de Briques, la petite maison d’édition tarnaise, a apporté un goût de Mexique au 2ème salon du livre de Toulouse les 14 et 15 novembre 2009, insufflant, à travers chacun de ses stands, un autre regard sur le monde, tel un kaléidoscope d’une mouvance fragile mais passionnée. Espérons que,, cette énergie perdure malgré l’incessant tourbillon de capitaux, étrangers à la poésie et au rêve…


André Breton a dit, après son retour de voyage, que le Mexique était « le pays surréaliste par excellence ». Sans s’étendre sur ses richesses infinies à tous les étages de son histoire, ni sur la démesure presque irréelle de sa capitale, le Mexique peut se targuer d’avoir accueilli et recueilli sur son territoire des artistes et des voyageurs, des exilés et des réfugiés politiques du monde entier, et de les avoir, tous sans exception, fascinés. 

L’un d’entre eux était un arnarcho-pacifiste allemand, Ret Marut, fondateur de la revue Les fondeurs de briques. Condamné à mort dans son pays et exilé au Mexique, il y passera la deuxième partie de sa vie sous le nom de B.Traven.

C’est au salon du livre « Vivons livres » de Toulouse, quelques décennies plus tard, que nous avons retrouvé les traces de cet anonyme enragé politique en croisant la route des fondateurs de la maison d’édition Les Fondeurs de Briques.


Edithor : comment avez-vous décidé de créer votre maison d’édition ?

Les Fondeurs de Brique : C’est grâce à la traduction inédite de Jonah Raskin intitulée A la recherche de B. Traven  que l’idée a germé de devenir éditeur pour publier les livres qui nous plaisaient et qui, selon un ami mexicain, professeur d’université, manquaient cruellement dans le panorama éditorial français. Au départ, nous nous étions orientés vers la création d’une librairie mais les finances ne suivant pas, et désireux de rester maîtres de notre production, c’est une maison d’édition qui a vu le jour, voici presque trois ans.


Edithor : Quelle organisation avez-vous adopté pour gérer vos publications ?

Les Fondeurs de Brique : Nous ne sommes que trois dans la société et travaillons chacun à plein temps pour d’autres employeurs. Tous professionnels, soit de l’édition, soit de la traduction, et passionnés par le Mexique pour y avoir vécu quelque temps, nous profitons des week-ends, des soirées et de chaque moment de liberté pour avancer nos projets. De quatre titres la première année, nous projetons de publier dix ouvrages en 2010. Ce n’est pas toujours évident mais nous y croyons. 


Edithor :  Vous êtes éditeur indépendant, est-ce à dire que votre statut, comme votre politique éditoriale, est résolument engagé ?

Les Fondeurs de Brique : Absolument. Les Fondeurs de Briques est une maison d’édition associative à but non lucratif et nous entendons conserver notre caractère militant tant par les œuvres publiées que par le statut de notre structure. La seule difficulté, bien que nous soyons déjà visibles au niveau national demeure la diffusion et la distribution.


Edithor : Justement, pour quel mode de diffusion/distribution avez-vous opté pour vendre vos ouvrages ?

Les Fondeurs de Brique : Après avoir plusieurs fois changé de partenaires et forts d’un catalogue aujourd’hui conséquent, nous sommes en passe de quitter « Pollen/Littoral » pour « Les Belles Lettres », une structure plus importante qui nous permettra d’augmenter le nombre de points de vente et d’élargir notre lectorat.


Propos recueillis par Nina et Muriel


Par Edithor - Publié dans : Blog de bois
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 21:15
Samedi 31 octobre se fêtait Halloween. Pendant que les petits enfants se déguisent en sorcières, monstres en tout genre et autres personnages terrifiants pour nos chères têtes blondes qui se préparent ainsi pour leur première escapade nocturne en quête de bonbons, les grands se rassemblent sur une place près de l'Hôtel de Ville à Paris, comme dans plusieurs autres grandes villes de France, pour prendre part à un terrible événement : la Zombie Walk. Pour la deuxième année consécutive, Paris subit une véritable (ou presque) invasion de morts-vivants.

14h, entre 500 et 700 participants inscrits, parfois costumés et déjà bien zombifiés, se retrouvent sur le square au début de la rue Saint-Martin. Un bataillon de maquilleuses propose bénévolement ses talents à ceux qui n'ont pu que se déguiser pour les transformer complètement en êtres peu ragoûtants, blafards, dégoulinants de sang et parfois même purulents et écorchés vifs (ou plutôt mort dans ce cas précis).
La place grouille de monde, ça se bouscule un peu aux « stands » de maquillage et aux bons points de vue pour obtenir les meilleures images des macabres festivités. Quelques badauds s'arrêtent, interloqués.

15h30, un peu de musique commence à échauffer les esprits. Les dernières retouches « esthétiques » sont faites. Tout le monde est prêt, le mouvement est lancé. L'armée de zombies s'écrie « Cerveau !!! » en levant les bras (ce qui est beaucoup moins classe que le traditionnel « Brain! » américain quand même) et le cortège s'élance à l'assaut des rues parisiennes. Quelques victimes volontaires, marquées par un brassard jaune, traversent les rangées meuglantes, provocant de petites émeutes simulées par-ci, par-là. Quelques photographes imprudents, bien en vue sur des échafaudages, sont pris pour cibles par certains participants qui les attrapent par la chaussure. Ils font semblant d'avoir peur et de résister, jouent à ce jeu imprévu auquel les zombies en herbe s'adonnent avec courtoisie, on s'y croirait !
Dans le cortège, les déguisements rivalisent d'originalité et de qualité : la femme dont l'œil pend sur la joue, le gendarme à la mâchoire à vif, l'informaticien au CD planté sur le visage... Certains ont même simulé les boyaux à l'air avec un tas de bidoche.
Un petit chariot entouré de musiciens et de deux marionnettes de chevaux décharnés mène la marche funeste. Clients et commerçants sortent des boutiques, les passants s'arrêtent, souvent amusés, parfois ahuris.
Au premier croisement, une foule longeant trottoirs et passages cloutés nous accueille à grand bruit. Beaucoup de gens filment, tous ont le téléphone portable à la main. Certains zombies sortent du groupe pour faire des câlins aux filles qui s'enfuient en criant et en riant, des bambins pleurent de peur, les parents tentent de les rassurer en rigolant... L'ambiance est bon-enfant, public et participants s'amusent.
Dans les rangs des morts-vivants, les débats vont bon train. « Il marche trop vite pour un zombie lui ! », « Ca dépend si c'est une zombie de Romero... », « T'as vu Braindead ? », « Mais à l'origine, les zombies viennent des cultes vaudous et n'avaient rien à voir avec nous. »... Ne vous méprenez donc pas, il y a un véritable aspect culturel à cette manifestation pour le moins incongrue pour le commun des mortels et chacun y défend ses propres références.
Dans la rue suivante, des voitures sont rangées sur le bas-côté pour laisser passer la troupe qui s'empresse de se jeter dessus. Les passagers narguent les faux morts-vivants de l'autre côté de la vitre mais verrouillent quand même les portières des véhicules qui repartiront recouverts de faux-sang.

17h30, après deux heures de marche, retour à la case départ. Les zombies discutent plus ou moins tranquillement sur la place avant de se disperser en petits groupes dans le crépuscule et continueront de surprendre les passants des rues de Paris toute la nuit.


Erell

Photos by flexgraph
Par Erell - Publié dans : Des mots niaques - Communauté : Apprentis journalistes
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Edithor

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